Detour mortel

Detour mortelUn jeune automobiliste provoque un accident de voitures avec un groupe de campeurs dans des bois isolés. Ce qu’ils ignorent encore, c’est qu’ils se retrouvent piégés à la merci d’un groupe de dégénérés cannibales…

L’été est une saison réputée pour la sortie de nombreux films familiaux sans prétention, ou encore de blockbusters souvent frileux, noyés dans une masse d’œuvres anodines aussi tôt vues, aussitôt oubliées !  » détour mortel  » en fait malheureusement partie.

 » Malheureusement  » est le mot, car pour une fois qu’un film d’horreur était prometteur au vu des bonnes premières critiques, il y a de quoi être très déçu du résultat final :aucune originalité ni aucune âme.

Inspiré des scénarios de « Massacre à la tronçonneuse » et de « délivrance », « détour mortel » ne procure qu’un simple plaisir visuel grâce à une bonne réalisation générale (la forêt est remarquablement filmée), ce qui est très maigre vu les 2 titres mythiques auquel il se réfère.

En effet, il y a peu de choses à retenir du film tant la platitude des dialogues n’a d’égale que la pauvreté de jeu des acteurs (avec une mention spéciale pour Emmanuelle Chriqui dont le personnage de Carly est tout simplement affligeant de bêtise ), à l’exception peut-être de Desmond Harrington dont le charisme est à souligner.

Pour la défense des accusés, l’histoire ne leur permet guère d’exprimer tout leur talent tant elle oscille entre le quelconque et l’absurde (voir la scène ou nos -super- héros s’enfuient d’une tour de guet en feu!).

Tout est prévisible, bourrés de clichés et finalement très ennuyant…en bref, un film con-venu qui ne vaut certainement pas le détour !

Destination Finale 2

Destination Finale 2Prete à partir en weekend avec ses amis, Kimberly a la premonition d’un terrible accident de voiture dont elle doit succomber ainsi qu’une bonne partie des gens prenant cette route. Elle décide ainsi de bloquer l’autoroute et d’éviter l’accident qui se passe à l’endroit où elle l’avait vu. Mais les personnes ayant évité l’accident ont déjoué leur destin et la mort est prète à tout pour récupérer leur vie.

Après un 1er épisode qui fut une vraie bonne surprise, Destination Finale (DF) revient dans un 2è volet plus sanglant, mais aussi plus drôle. Cependant est-il pour autant plus réussi ?

Il faut se rappeler que la recette de DF résidait dans la singularité de son meurtrier : la Mort.
Celle-ci, impitoyable et immatérielle, était redoutable puisqu’aucun moyen ne semblait l’empêcher de parvenir à ses fins, à savoir l’élimination de ceux qui ont échappé à l’avenir auquel ils étaient destinés.

Autre particularité :elle semble prendre un malin plaisir à trouver les moyens les plus extravagants pour tuer ! pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ? et bien tout simplement pour ravir un public fan de slashers !

Et là, que dire d’autre que les amateurs de gore vont être servis ! le budget  » hémoglobine  » a largement dépassé celui du 1er ! peut-être pas indispensable au film, mais toujours très plaisant : après tout, on est aussi venu voir ce film pour ça !

Quant à l’humour noir, accentué par rapport à DF, il fait sourire, et même souvent rire à de nombreuses reprises : la Mort n’est pas seulement impitoyable ! elle est aussi cruelle, et fait comprendre que c’est à elle de décider du moment et du moyen de mourir (voir la scène du Black avec son revolver).

Sans prétention particulière et d’un concept déclinable à l’infini (la Mort traque les survivants d’un accident grâce aux visions de l’un d’entre eux), DF2 vaut mieux que la qualification de simple série B de qualité. A voir autant que le 1er DF!

La sortie du premier épisode fleurait bon la série b qui s’assume. Ce genre de petit film dont on peut attendre le pire, mais qui, quand ils sont réussis donne un vrai plaisir de cinéma… Fondé sur un scenario solide et une réalisation efficace, le pari etait largement réussi. Cette suite pouvait donc se préparer sans s’attirer les foudres, avec même une certaine dose d’attente.

Malheureusement, les producteurs ont plutôt choisi la facilité en re-faisant le film en « plus ». Plus de gore pour attirer les jeunes, plus de vannes un peu vaseuses, plus de situations rocambolesques. La relative simplicité du premier est ici galvaudée par une volonté de formater et de relativiser le film.
La tension, bien reconstituée dans le premier opus est ici souvent atténuée par du gore très facile et par une incohérence assez hallucinante des éléments ; d’un coup les décors se muent et on voit apparaitre un canoë cayak au milieu d’une pièce, ou des pigeons tueurs… ils ne manquaient plus que les mimes de ‘La cité de la peur’ pour conclure un tableau définitivement hors de propos.

Pourtant, tout commençait bien avec une scène d’accident plus vraie que nature, qui sera d’ailleurs sans doute la seule à garder en mémoire dans cette suite sans inspiration. Le pari des producteurs était d’ammener un peu plus de rire au spectateur, mais force est de constaté qu’ils ont également fait une croix sur les éléments qui avaient fait de ‘Destination Finale’ une réussite.

Evidemment, ‘Destination Finale 2’ reste regardable et devrait plaire aux amateurs de petits films d’horreur légers, mais on ne peut qu’être déçu de la gestion de cette suite.

Destination Finale

Destination FinaleAyant un mauvais présentiment, Alex descent de l’avion qui allait le mener jusqu’à Paris. Débarqué avec plusieurs amis et sa professeur, leur destin prennent un virage quand l’avion explose à peine une minute après son décollage. Mais la mort avait decidé que c’était leur tour…

Assez proche des slasher movies (Scream, Halloween…), « Destination Finale » est une réussite. Efficace, amusant, intelligent… le réalisateur nous emmène exactement où il veut et alterne les sensations. On passe du rire à la peur en un clin d’oeil sans que cela soit trop répétitif.

« Destination finale » propose donc une alternative aux films d’ado du genre en évitant de nous proposer un tueur plus ou moins ridicule (voir « Cut » par exemple). Tout est dans le suggéré, et c’est ça qui donne le meilleur effet. On tombe certes parfois devant un best of d’accidents ménagers, mais tout cela est fait intelligemment, et la position du héros qui tente de déchiffrer les énigmes renforcent un peu le personnage.

Le scénario lui aussi s’apparente au Slasher puisque la mort s’attaque à un groupe précis de personnes. La réunion de ces personnages est inéluctable et leur interaction indispensable au déroulement de l’histoire. On regrettera des comportements plus ou moins bizarres (la prof ne prend vraiment pas de recul), mais on appréciera grandement les surprises et les changements de rythme plutôt réussis.

Une bonne comédie/horreur qui change des daubes habituelles. Un très bon divertissement.

James Wong, co-scénariste de « X-Files », signe ici une première oeuvre à la fois originale, soignée et un brun naïve. Il reprend le genre éculé du Slasher et le remet au goût du jour en faisant de la mort le serial-killer du film. Une idée un peu bizarre mais que le réalisateur a su bien exploiter. Le résultat est surprenant et assez effrayant.

On retrouve avec plaisir Devon Sawa, héros de « La main qui tue » qui, bizarrement, se retrouve un peu dans les mêmes situations que dans ce dernier. Il incarne un étudiant qui a prédit par hasard l’heure de sa mort et l’a évité de justesse. Mais la Mort compte bien se venger ! Le scénario ouvre ainsi la porte à une réflexion sur la notion du destin auquel on peut, ou non, échapper. L’histoire est bourrée de bonne idées qui nous montrent à quel point la mort peut être toute proche et frapper à n’importe quel moment. Le tout ne manque pas non plus d’action et d’humour.
Pour un premier long-métrage, la réalisation est très maîtrisée. Certains lui reprocheront un peu sa lourdeur sur certains points ; on n’échappe pas aux classiques faiblesses du Slasher (caricatures de certains personnages, réalisation inégale) mais celles-ci sont vite gommées par l’intensité du scénario. Il nous tient en haleine pendant une heure et demi et multiplie les surprises. On s’identifie facilement aux acteurs et on souffre pour eux (n’est-ce pas le premier objectif de ce genre de film ?).
A court où à long terme, ce film n’a pas fini de faire parler de lui. La qualité est au rendez-vous et l’objectif de clouer le spectateur à son siège est rempli. Pour une première oeuvre, c’est un joli coup !

Désastreuses Aventures des Orphelins

Désastreuses Aventures des Orphelins Les trois enfants Baudelaire viennent de perdre leurs parents dans l’incendie de leur maison. A la recherche d’une famille d’accueil, leur Oncle, le Comte Olaf, va tout faire pour en obtenir la garde et ainsi toucher leur énorme héritage.

Grosse vente de livres outre Atlantique, sur les traces de Harry Potter, c’est assez logiquement qu’on voit donc ces aventures débarquer au cinéma, pour Noël.
Les 3 héros sont donc partis pour squatter les salles obscures pour plusieurs années et attaquer le magicien de Poudlard sur ses terrains.

Après une brève présentation des 3 enfants et de leurs pouvoirs respectifs, on arrive assez vite au centre du film : Jim Carrey. Comme d’habitude, le canadien vole la vedette à tout le monde et il n’y en a rapidement plus que pour lui. Avec son numéro de cabotin étant particulièrement rodé, il déroule ainsi ses rôles et crée pour le coup un personnage de comte Olaf drôle et délirant.

L’aventure en tant que telle se met sur des rails assez vite, mais amène quelques détails qui vont pouvoir être développés dans la suite des aventures des Baudelaire. On suit donc, principalement, les enfants passer de familles en familles et leur oncle rappliquer pour les récupérer.
On finit un peu par se lasser de se schéma simplet, mais grâce à Jim Carrey et à une réalisation vive, on ne s’ennuit finalement pas tellement.

Rappelant parfois Burton, la réalisation arrive à créer son univers particulier et à donner un poil de profondeur aux personnages. Les enfants s’en tirent plutôt bien (beaucoup mieux que dans Harry Potter), malgré un sous-titrage du bébé assez douteux.

Ces ‘Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire’ sont donc clairement marketées pour les enfants et idéalement sorties pour les fêtes de fin d’année. Les parents, eux, pourront apprécier Carrey qui y est plus loufoque que jamais.

Le Dernier Samourai

samouraiA la fin du XIXeme siècle, le capitaine Nathan Algren, acteur majeur de la guerre de Secession, est engagé par l’armée japonaise pour former des soldats et mettre fin à l’époque des Samurai. Forcé de lancer une offensive trop tôt, il est alors fait prisonnier par ces Samurai.

Il n’y a pas à douter, l’Asie est devenue une véritable source d’inspiration pour le cinéma hollywoodien. On ne sera donc pas étonné de voir ce ‘Dernier Samourai’, qui surf ainsi sur cette mode, en reprenant beaucoup de ‘Danse avec les Loups’.

Les bandes-annonces laissaient présager du pire, mais heureusement certains éléments sauvent le film. Ce ‘Dernier Samourai’ est ainsi un film très inégal où Tom Cruise, producteur mégalo, est sur-représenté et vraiment loin d’être bon.
Apparaissant à chaque scène, un plan sur deux, l’acteur-producteur-scientologue devient assez vite lassant, surtout qu’on a vraiment du mal à le croire devenir samurai du jour au lendemain. On assiste ainsi à une série de cabotinages (la scène du dîner de négociations en début de métrage est un sommet) qui gâchent véritablement le film.

On peut en effet parler de gâchis, car on peut quand même éprouver du plaisir à voir ces guerriers dans leurs vie quotidienne comme dans la bataille. D’autant que les acteurs japonais, notamment Ken Watanabe et Hiroyuki Sanada, incarnent véritablement ces combattants avec une classe évidente, qui choque d’autant plus, quand on fait la comparaison avec Cruise.
Assez bien mis en images grâce à de beaux plans (dans la forêt, dans le village), sans toutefois oublier de mettre les clichés du genre, le ‘Dernier Samourai’ offre un dépaysement certain qui contribue au charme du film.

Belle carte postale avec un acteur trop présent, ce film s’adresse donc aux amateurs de grosses productions hollywoodiennes en recherche d’aventures un peu faciles, et à ceux qui s’intéressent à la culture japonaise de l’époque. Cela aurait pu être pire, mais aussi tellement mieux qu’on est forcément un peu déçu, au final.